L’«Institut Parisien du Périnée & de l’Incontinence et (IPPI)» est une association de professionnels de santé dont l’objectif principal est la prise en charge pluridisciplinaire des troubles de la statique pelvienne, de la santé et de la qualité de vie des femmes.

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Les objectifs secondaires de l’IPPI sont la formation médicale et la promotion de la recherche clinique.

Les troubles de la statique pelvienne affectent près de 30% des femmes. Les principales pathologies sont : l’incontinence urinaire, l’hyperactivité vésicale, le prolapsus génito-urinaire, l’incontinence anale, la douleur et enfin les conséquences pelvi-périnéales de l’accouchement.

 

Les cliniques Ambroise Paré Pierre Cherest et Hartmann offrent une prise en charge complète des troubles pelvi-périnéaux de la femme.

Des consultations spécialisées permettent de déterminer les hypothèses diagnostiques.

Les explorations complémentaires permettent d’orienter et de pronostiquer le projet thérapeutique :

  • Exploration urodynamique et manométrie ano-rectale
  • IRM pelvienne dynamique et déféco-IRM
  • Echographie tridimensionnelle (3D) pelvienne et périnéale

Le traitement des troubles de la statique pelvienne féminine comprend des mesures hygiéno-diététiques, une rééducation périnéale et mictionnelle, des traitements médicaux et enfin la chirurgie réparatrice.

 

Le Docteur Georges BADER, chirurgien-gynécologue à la Clinique HARTMANN, est le fondateur de l’« Institut Parisien du Périnée & de l’Incontinence (IPPI) ».

Les spécialités représentées au sein de l’IPPI sont :

  • La chirurgie gynécologique et urologique
  • La colo-proctologie et la chirurgie colo-rectale
  • L’imagerie (IRM dynamique et échographie 3D pelvi-périnéale)
  • Les explorations urodynamiques et ano-rectales
  • La rééducation périnéale (kinésithérapeutes et sages-femmes)
  • La diététique

 

La réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) de pelvipérinéologie est bimestrielle. Les cas cliniques les plus complexes sont discutés en RCP et un avis d’experts est rendu.

La RCP de pelvipérinéologie est ouverte aux praticiens de ville pour soumettre et discuter leurs dossiers.

Contacts :

Mme Corinne BERDA, assistante RCP : corinne.berda@clinique-a-pare.fr

 

L’incontinence urinaire féminine

Définition et informations générales

L’incontinence urinaire féminine est un véritable problème de santé publique. Elle affecte près de 30 % des femmes après 18 ans en France. Son impact sur la qualité de vie des femmes est majeur. Sujet tabou, sa prévalence est sous-estimée.
Son diagnostic est cependant simple et des solutions efficaces existent pour y remédier.
La compréhension des mécanismes physiopathologiques de l’incontinence urinaire d’effort a permis le développement de techniques opératoires (bandelettes de type TVT) ambulatoires, mini-invasives et efficaces.
L’incontinence urinaire est définie comme étant toute perte involontaire d’urine. On distingue trois types d’incontinence urinaire : à l’effort, par hyperactivité vésicale ou mixte.

  • L’incontinence urinaire d’effort (IUE) est caractérisée par une fuite involontaire d’urine, non précédée d’une sensation de besoin d’uriner et qui survient à l’occasion d’un effort (toux, port de charge, ou de toute autre activité physique). Dans la majorité des cas, ces fuites sont minimes et affectent peu la qualité de vie. Dans près de 20 % des cas, l’IUE constitue une réelle gêne sur le plan social, familial, psychologique ou professionnel et nécessite une prise en charge.
  • L’incontinence urinaire par hyperactivité vésicale est caractérisée par une perte involontaire d’urine précédée d’un besoin urgent et irrépressible d’uriner aboutissant à une miction qui ne peut être contrôlée. Sa prévalence globale est d’environ 20 % et augmente avec l’âge.
  • L’’incontinence urinaire mixte est l’association d’une incontinence urinaire d’effort et d’une hyperactivité vésicale.

Diagnostic et explorations complémentaires

Le diagnostic d’incontinence urinaire est simple : un interrogatoire et un examen clinique souvent complétés par un bilan urodynamique et un calendrier mictionnel permettent de mieux caractériser les fuites et de proposer un traitement approprié.
Les explorations complémentaires peuvent comporter une échographie pelvienne, un bilan sanguin, des analyses d’urine, des prélèvements bactériologiques et une cystoscopie (endoscopie de la vessie).
Dans tous les cas, il convient de rechercher et de traiter les facteurs favorisant ou aggravant la survenue de fuites urinaires : infections urinaires, maladies neurologiques, diabète, circonstances d’hyperpression abdominale (toux chronique, obésité, constipation chronique).

Traitement

La rééducation périnéale est préconisée en première intention. Elle permet d’améliorer la contraction volontaire des muscles périnéaux. En outre, elle doit apprendre à la patiente à éviter les fuites par acquisition de l’automatisme du verrouillage périnéal au moment de l’effort.
Dans certains cas, le programme thérapeutique comprend la suppression des facteurs déclenchant ou aggravant les fuites et le respect de certaines règles hygiéno-diététiques (réduction pondérale, réduction des apports hydriques).

L’incontinence urinaire par hyperactivité vésicale nécessite une prise en charge médicamenteuse (anticholinergiques, toxine botulique) et par rééducation périnéale. Une rééducation mictionnelle est également recommandée (catalogue mictionnel).

Le traitement chirurgical intéresse les fuites urinaires d’effort (IUE) et éventuellement mixtes. La chirurgie est proposée en cas de fuites persistantes et gênantes après les traitements médico-rééducatifs de première intention.

Les bandelettes sous-urétrales par voie rétro-pubienne TVT (Tension-free Vaginal Tape), par voie transobturatrice (TVT-O ou TOT) ou alors les mini-bandelettes offrent d’excellents résultats fonctionnels (plus de 85 % de guérison à 5 ans). Le choix de la technique dépend des résultats du bilan urodynamique et du profil des patientes. D’une manière générale, la voie rétro-pubienne (TVT) est réservée aux cas d’incontinence par insuffisance sphinctérienne urétrale sévère et aux récidives (figure 1). En cas d’incontinence urinaire d’effort simple, la voie transobturatrice (TOT) et les mini-bandelettes (figure 2) sont proposées.
Ces interventions mini-invasives sont réalisées dans le cadre de la chirurgie ambulatoire avec une convalescence courte et une reprise rapide des activités.

Des techniques complémentaires ou de second recours peuvent être proposées en cas d’échec de la chirurgie : agents de comblement péri-urétraux, thérapie cellulaire, etc.

Figure 1 : bandelette sous-urétrale (TVT)

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Figure 2 : mini-bandelette sous-urétrale

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Le prolapsus génito-urinaire ou descente d’organes

Définition et informations générales

La descente d’organes, encore appelée prolapsus génito-urinaire, est un problème de santé publique, typiquement féminin, et qui demeure un sujet relativement tabou dans notre société. Ce trouble est souvent vécu comme une fatalité par les femmes, mais des solutions efficaces existent pour y remédier et les consultations liées à ce trouble ont augmenté de 45 % en une décennie.
Le prolapsus génito-urinaire est une descente des organes pelviens entraînant une protrusion intravaginale ou extériorisée.
Normalement, l’utérus, la vessie et le rectum sont logés dans le petit bassin et sont soutenus par les ligaments et des muscles constituant le plancher périnéal (figure 1). Tout événement susceptible de relâcher le périnée peut favoriser ce trouble.
Le prolapsus peut ainsi contenir la vessie (cystocèle), l’utérus (hystéroptose) ou le rectum (rectocèle).
Le développement du prolapsus est multifactoriel. L’accouchement vaginal, la multiparité, l’âge avancé (ménopause) et l’indice de masse corporelle (IMC) élevé sont les facteurs de risque confirmés. D’autres facteurs de risque sont considérés comme potentiels : l’accouchement difficile (forceps, poids de naissance > 4000 g), la constipation chronique, les troubles respiratoires chroniques, les exercices physiques intensifs,  etc.
Le prolapsus des organes pelviens concerne plus de 20 % de la population féminine.
41% des femmes âgées de 50 à 79 ans présentent un prolapsus des organes pelviens.

Symptômes

Le prolapsus génito-urinaire peut entraîner :

  • Des symptômes pelviens : sensation de boule vaginale ou une tuméfaction vulvaire visible ou palpable, pesanteur, lourdeur
  • Des symptômes urinaires : incontinence urinaire (fuites involontaires), impériosités, dysurie ou obstruction (effet pelote)
  • Des troubles intestinaux ou sexuels
  • Frottement, saignement, pertes vaginales
  • Infections urinaires récidivantes (par résidu post-mictionnel lié à l’obstruction)

Ces troubles sont responsables d’une altération de la qualité de vie des femmes et constituent un motif fréquent de consultation.

Explorations

L’examen clinique est systématique et doit identifier le compartiment prolabé ou démasquer une incontinence urinaire d’effort (IUE) associée après refoulement du prolapsus (levée de l’obstacle).
Les explorations complémentaires généralement proposées en cas de prolapsus génital symptomatique sont :

  • Bilan urodynamique (optionnel)
  • Frottis cervical, biopsie de l’endomètre, échographie pelvienne
  • IRM pelvienne dynamique en cas de prolapsus complexes ou récidivés.

Traitement

La prise en charge dépend de la sévérité du prolapsus et des symptômes associés ou induits. Elle est proposée en cas de gêne fonctionnelle significative formulée par la patiente entraînant une altération de la qualité de vie ou en cas de complication (infections urinaires à répétition, rétention urinaire, frottement, saignement, etc.).

Les stratégies thérapeutiques varient de la simple observation à la mise en place d’un dispositif de contention vaginale ou pessaire, voire à la chirurgie réparatrice.

La rééducation périnéale est proposée en cas de troubles urinaires associés.

Les techniques chirurgicales (figure 2) peuvent être pratiquées selon un abord abdominal (promontofixation par voie coelioscopique) ou vaginal (avec ou sans renfort prothétique).
Votre chirurgien vous proposera la technique la plus appropriée en fonction de vos antécédents, des résultats de l’exploration urodynamique et des données cliniques et de l’imagerie.

Une cure chirurgicale d’incontinence urinaire par bandelette sous-urétrale de type « TVT » peut être proposée en cas de fuites urinaires démasquées après refoulement du prolapsus au moment de l’examen clinique ou urodynamique.

L’hystérectomie (ablation de l’utérus) n’est pas systématique.

Les techniques de cloisonnement vaginal définitif (colpocléisis) et les dispositifs de contention vaginale (pessaires) sont généralement réservés aux patientes très âgées sans activité sexuelle avec une altération sévère de l’état général.

Enfin, certaines mesures (changement du mode de vie, perte de poids, traitement de la constipation chronique, réduction du port de charges lourdes, rééducation périnéale, arrêt de certaines activités sportives) peuvent être recommandées.

Figure 1 : pelvis féminin

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Figure 2 : promontofixation

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Les membres de l’Institut Parisien du Périnée & de l’Incontinence

Président

Dr Georges BADER, Chirurgien Gynécologue

Vice-Présidents

Dr Philippe DOMPEYRE, Médecin spécialiste des explorations urodynamiques et ano-rectales
Dr Samy SULTAN, Gastroentérologue et Coloproctologue

Secrétaire

Dr Ulrike METZGER, Échographiste et Gynécologue

Trésorier

Dr Nathalie DOUAY-HAUSER, Chirurgien Gynécologue

Membres

Dr Stéphane ADJIMAN, Chirurgien Urologue

Isabelle ADRET-REGNIER, Kinésithérapeute

Dr Nizar AFLAK, Chirurgien Gynécologue

Dr Delphine AMSELLEM-OUAZANA, Chirurgien Urologue

Dr Georges BADER, Chirurgien Gynécologue

Camille BAÏSSAS, Diététicienne

Dr Jean-Pierre BERNARD, Echographiste et Gynécologue

Sylvie BILLECOCQ, Kinésithérapeute

Dr Michel CHARBIT, Gastroentérologue et Coloproctologue

Dr Pelagia CUVELIER, Radiologue

Dr Philippe DOMPEYRE, Médecin spécialiste des explorations urodynamiques et ano-rectales

Dr Nathalie DOUAY-HAUSER, Chirurgien Gynécologue

Estelle DUPONT, Kinésithérapeute

Giuliana FAURE, Sage-Femme

Sophie FLANDIN-CRETINON, Sage-Femme et Enseignante

Dr Ulrike METZGER, Echographiste et Gynécologue

Dr Samy SULTAN, Gastroentérologue et Coloproctologue