Le pôle principal d'urologie est basé à la clinique Ambroise Paré.

L'équipe d'urologie est composée de praticiens expérimentés, anciens internes et chefs de clinique des hôpitaux de Paris, ayant tous plus de 15 ans d'exercice.

Notre organisation repose sur un travail d'équipe, une cohésion entre praticiens, un lieu unique d'hospitalisation et des équipes d'infirmières professionnelles dédiées à l'activité d'urologie.

Nous sommes particulièrement attachés à une prise en charge individualisée et humaine dont l'importance est fondamentale dans un moment particulier qui est celui de l'hospitalisation.

Nos spécialités sont :

  • les calculs urinaires
  • la pathologie rénale
  • les pathologies de la vessie
  • l'adénome bénin de la prostate
  • le cancer de la prostate

Notre particularité est la chirurgie mini-invasive et tout spécialement la chirurgie robotique. Pionnière dans ce domaine, l'équipe d'urologie de la clinique Ambroise Paré a été la première à disposer de la nouvelle génération de robot.

À ce jour ce sont près de 2 000 patients qui y ont été opérés. 

Spécialisés notamment en cancérologie, nous avons été classés 1er centre privé en Île-de-France (Magazine le Point 2019) notamment pour la chirurgie du cancer de la prostate.

Tous nos dossiers de cancérologie sont discutés au sein de la RCP d'urologie (réunion de concertation pluridisciplinaire) comportant : l'équipe d'urologie, des oncologues, des radiothérapeutes, des radiologues.

Notre assistante d'hospitalisation, Madame Elsie Crepy, se tient au coeur du service d'urologie de la clinique Ambroise Paré. Elle est à votre disposition pour toute information ou renseignement complémentaire et est joignable au 01 46 41 87 75 ou par mail : secrétariat.urologie@clinique-a-pare.fr

Rappel épidémiologique

La chirurgie robotique de la vessie s’adresse majoritairement aux tumeurs de vessie dites « infiltrantes » c’est à dire qui envahissent la partie musculaire de l’organe.

Plus de 10 000 cas de tumeurs vésicales sont diagnostiquées chaque année et parmi elles 30 % sont infiltrantes.

L’âge moyen de découverte est de 70 ans.

Le tabac est le facteur de risque principal mais l’exposition à des produits chimiques comme les amines aromatiques et certaines infections parasitaires comme la bilharziose urinaires sont aussi à l’origine de tumeurs infiltrantes.

La forme histologique principale est le carcinome urothélial principalement lié au tabac mais il existe d’autres formes comme l’adénocarcinome ou le carcinome épidermoïde beaucoup plus rares et qui relèvent du même traitement chirurgical.

Les examens préalables au traitement

Avant de décider du traitement il faut réaliser des explorations complémentaires visant à s’assurer que la maladie est localisée à la vessie sans extension à distance ou métastatique.

Il faut pratiquer un scanner abdominal et pelvien, une scintigraphie osseuse et parfois un pet scanner au 18 FDG.

D’autres examens dits d’opérabilité sont nécessaires en vue de l’intervention de cystectomie. Cette intervention lourde nécessite de s’assurer de la bonne fonction pulmonaire et cardiaque ainsi que de l’intégrité des vaisseaux artériels. En effet les patients souffrants de cette pathologie ont souvent, du fait d’un tabagisme important, des pathologies associées qui par leur retentissement alourdissent la probabilité de complications post opératoires.

Le protocole de traitement

Aujourd’hui le traitement de cystectomie s’adresse aux patients ayant une tumeur localisée de la vessie c’est à dire sans métastases.

Le traitement de référence fait appel à une chimiothérapie première dite néo-adjuvante avant la chirurgie.

Le protocole fait appel à l’association Gemcitabine et Platine 3 cures avant la réalisation de la cystectomie.

Ce protocole, chimiothérapie première puis chirurgie a démontré un bénéfice en termes de survie par rapport à la chirurgie seule.

Le traitement Chirurgical

Le traitement chirurgical comporte 2 volets :

  • L’ablation de la vessie dans un 1er temps
  • la reconstruction dans un 2ème temps

La reconstruction peut consister en un remplacement de la vessie en reconstruisant une poche vésicale à l’aide de tube digestif ou bien, si le patient est trop âgé (plus de 75 ans) ou trop fatigué, en dérivant les urines par un segment de tube digestif isolé du circuit normal et s’abouchant à la peau par un orifice appelé stomie. Dans les 2 cas les uretères sont réimplantés dans l’intestin, soit le tube de dérivation soit la poche de remplacement.

La place de la chirurgie robotique dans la cystectomie

C’est une chirurgie qui ne doit être réalisée que dans les centres experts par des chirurgiens rompus à cette technique.

Encore aujourd’hui le traitement de référence reste la cystectomie par laparotomie car peu de centres ont à disposition un robot pour réaliser cette opération.

L’avantage de la chirurgie robotisée dans ce cas est un saignement moindre par rapport à une chirurgie dite ouverte. Elle permet par ailleurs de conserver les bandelettes neuro-vasculaires de façon plus performante qu’en chirurgie classique ce qui permet au patient de recouvrer en post opératoire une sexualité si cette dernière était effective en préopératoire.

L’ablation des ganglions pelviens qui doit accompagner l’ablation de la vessie se réalise au robot de manière très précise et très complète.

L’ablation de l’organe se fait sans ouverture de la paroi abdominale chez la femme, l’organe étant extrait par le vagin ; chez l’home une petite ouverture transversale de quelques centimètres au dessus du pubis est nécessaire.

La reconstruction est la partie la plus délicate de l’opération et doit être réalisée par un chirurgien expérimenté dans cette technique.

Que l’on soit amené à réaliser un remplacement de vessie ou une dérivation externe avec stomie, la possibilité de réaliser cette opération « à ventre fermé » est un incontestable bénéfice pour le patient. Les suites post opératoires sont simplifiées par un niveau de douleur post opératoire inférieur (absence d’ouverture de la paroi musculaire), une reprise de transit intestinal plus précoce, une fatigue post opératoire moindre, un risque transfusionnel nettement abaissé et un résultat fonctionnel (continence et érection) qui semble meilleur qu’en chirurgie classique. De fait la durée d’hospitalisation en est diminuée et le retour à domicile est plus précoce.

 

La consultation d’anesthésie

Elle est obligatoire au moins une semaine avant l’intervention

Les suites opératoires

Le passage en unité de réanimation post opératoire n’est pas toujours nécessaire.

Il est fonction de la durée de l’intervention, des antécédents médicaux du patient et des difficultés rencontrées pendant l’intervention.

Le patient est porteur dans tous les cas de drains qui seront retirés dans les jours qui suivent l’intervention Il conservera les sondes de drainage des reins appelés aussi sondes urétérales pendant 10 à 12 jours et la sonde vésicale 12 à 15 jours.

La reprise de l’alimentation se fait dans les 3 à 5 jours après l’intervention.

La sortie

La sortie de l’établissement se fera dans les 10 à 15 jours.

La convalescence et suivi médical

Par la suite le repos et la convalescence prennent un mois.

Pendant cette période, on procède à l’éducation des patients par une infirmière spécialisée s’il a été réalisé une stomie.

Pour les patients ayant eu une vessie de replacement il peut être nécessaire de recourir à une rééducation des sphincters. Elle ne sera envisagée qu’à la suite de la consultation de contrôle 1 mois après la sortie.

Épidémiologie

Le cancer du Rein représente 3% des cancers de l’adulte avec un ratio homme/femme d’environ 2/1. Sa fréquence augmente avec l’âge jusqu’à 65 ans : Un cancer sur deux est diagnostiqué avant 65 ans. En 2012 il a été recensé 11 500 nouveaux cas, 13 000 en 2015. Grâce à l’échographie et au scanner cette tumeur est découverte plus précocement ce qui la rend souvent accessible à une chirurgie partielle c’est-à-dire permettant de ne retirer que la tumeur.

Facteurs de risques

Le tabac, la forte obésité, l’hypertension artérielle, l’insuffisance rénale chez les patients dialysés.

Il existe des formes familiales représentées par des maladies génétiques rares.

Certaines expositions professionnelles : produits pétroliers et métaux lourds.

Traitement

Il est chirurgical, ses modalités en ont été discutés au cours d’une réunion appelée Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) à laquelle participe, l’ensemble de l’équipe urologique de la clinique Ambroise Paré (7 urologues), radiologues, oncologues et anatomopathologistes.

Les Chirurgies

Néphrectomie partielle

Seule la tumeur sera enlevée, le reste du rein qui lui est sain sera conservé et ceci pour préserver au maximum votre fonction rénale.

Sous cœlioscopie robot assistée Da Vinci : c’est la technique que nous utilisons dans la majorité des cas à la clinique Ambroise Pare depuis plus de 10 ans.

Nous disposons de la dernière génération de robot Da Vinci. Celui-ci est un outil particulièrement performant nous permettant une chirurgie la plus précise et la plus conservatrice possible.

En effet la vision en trois dimensions et en haute définition, la maniabilité des instruments, et les technologies associés (échographie per opératoire, technique Firefly…) permettent la réalisation d’intervention conservatrice dans un très grand nombre de cas et ceci pour des lésions pouvant aller jusqu’à 7 cm.

Néphrectomie Partielle : ROBOT DA VINCI

Le geste chirurgical consiste à enlever la tumeur en préservant le rein sain. Dans la plupart des cas, la vascularisation du rein doit être interrompue momentanément par un clampage (occlusion temporaire des vaisseaux vascularisant le rein), le temps de l’exérèse de la tumeur, puis le rein est suturé. Tous ces temps opératoires sont rendus plus précis et plus rapide grâce à la technologie robotique, ce qui permet de limiter la durée d’ischémie du rein et de limiter les pertes sanguines.


La pièce opératoire retirée lors de l’intervention est secondairement analysée au microscope lors de l’examen anatomopathologique.

Les cicatrices (5 à 6 en général) étant petites (1 cm) la récupération post opératoire est plus rapide, le traumatisme de la paroi musculaire étant beaucoup plus limité que dans la chirurgie conventionnelle à ciel ouvert*.

Si cette technique est choisie par votre chirurgien c’est alors que l’extension et/ou la localisation de la lésion nécessite un abord chirurgical classique.

 

Néphrectomie élargie

L’intégralité du rein malade est enlevée. L’intervention sera réalisée le plus souvent sous cœlioscopie robot assistée et dans de rares cas à ciel ouvert*.

Une fois la date fixée par votre chirurgien, celui-ci vous remettra un dossier concernant votre hospitalisation, les modalités de votre intervention, les différents examens à réaliser les coordonnées pour la prise de rendez-vous avec la consultation d’anesthésie, les formalités d’admission à effectuer.

*chirurgie à ciel ouvert : C’est-à-dire en faisant une ouverture traditionnelle appelée lombotomie.

 

La préparation à l’intervention    

Une consultation d’anesthésie aura lieu au moins une semaine avant l’intervention.

L’hospitalisation

Elle durera 5 jours en général, en chambre double ou en chambre seule selon votre choix. Vous serez accueilli la veille de l’intervention dans le service d’urologie au 5ème étage par notre secrétaire ELSIE (Tél : 01 46 41 87 75) et par l’équipe médicale et paramédicale de l’étage. Celle-ci récupèrera votre dossier médical et notamment radiologique.

Le jour de l’intervention vous serez descendu au bloc opératoire, installé en salle d’intervention, puis endormi, l’intervention ayant lieu sous anesthésie générale. La durée de l’intervention est variable, fonction de votre cas.

Une fois celle-ci terminée vous serez transféré en salle de réveil ou une équipe spécialisée vous prendra en charge avant d’autoriser le retour dans votre chambre.

Ce n’est qu’à partir du lendemain que vous pourrez prendre votre premier repas.

Les soins à la clinique Ambroise Paré

Ils sont dispensés par une équipe d’infirmières assistée par des aides-soignantes, spécialisés en urologie, ainsi que des kinésithérapeutes.

Anesthésiste et chirurgien vous verrons quotidiennement jusqu’à votre sortie.

Le jour de la sortie

Elsie vous remettra vos ordonnances de sortie (soins infirmiers à domicile, éventuels médicaments, examens biologiques à réaliser) et vous communiquera votre prochaine date de consultation.

La convalescence

Dans le lieu de votre choix, vous serez autorisé à reprendre une vie la plus normale possible (marcher, monter des escaliers, il faut par contre éviter le port de charge lourde pendant un mois).

Il est recommandé de ne pas conduire les 10 premiers jours suivant la sortie, vous pouvez cependant être conduit. Votre pourrez reprendre une alimentation normale

Le suivi médical

La première visite post opératoire se fera un mois après la sortie de la clinique, puis votre chirurgien définira ensuite la fréquence du suivi médical.

La prostatectomie radicale

Rappel anatomique

La prostate est une glande de l’appareil reproducteur masculin.
Sa fonction est de fabriquer et de stocker le liquide séminal, un constituant essentiel du sperme.

De la taille d’une châtaigne, la prostate pèse environ 20 à 25 grammes.
Elle est située sous la vessie et entoure l’urètre, canal assurant l’évacuation de l’urine depuis la vessie vers l’extérieur.

Ainsi positionnée, la prostate peut causer des troubles urinaires, notamment en cas d’augmentation de son volume ou de cancérisation.

Indication de la prostatectomie

Des biopsies ont été réalisées et ont permis de mettre en évidence une tumeur maligne.
L’intervention proposée est une prostatectomie totale, appelée aussi prostatectomie radicale.
Cette intervention vise à retirer la totalité de la prostate ainsi que les vésicules séminales. Dans certains cas, les ganglions lymphatiques voisins sont également retirés; on parle alors de curage ganglionnaire.

D’autres options de traitement du cancer de la prostate peuvent être envisagées tels que la radiothérapie, la curiethérapie, les traitements focaux ou la surveillance active.
Les avantages et les inconvénients de chacun des traitements sont toujours précisés et discutés lors d’un rendez-vous au préalable avec votre urologue.

Le choix de la prostatectomie totale ou radicale tient compte de l’âge du patient, de son état général et des caractéristiques de sa tumeur.

L’absence de traitement expose à l’évolution du cancer soit localement soit à distance sous forme de métastases.

Déroulement de la prostatectomie 

La prostatectomie totale ou prostatectomie radicale se déroule sous anesthésie générale.
Différentes techniques chirurgicales sont possibles ; le choix dépend des habitudes de votre urologue :

  • Prostatectomie ouverte avec une incision sous l’ombilic
  • Prostatectomie sous cœlioscopie en passant les instruments par l’intermédiaire de petits trous dans l’abdomen
  • Prostatectomie par robot assisté

C’est la technique que nous utilisons dans la majorité des cas à la clinique Ambroise Pare depuis plus de 10 ans.

Nous disposons de la dernière génération de robot Da Vinci. Celui-ci est un outil particulièrement performant nous permettant une chirurgie la plus précise et la plus conservatrice possible.

Le chirurgien urologue retire la totalité de la prostate incluant la tumeur et les vésicules séminales.
Si nécessaire, dans le même temps opératoire, le chirurgien enlève également les ganglions lymphatiques.

Dans tous les cas, une sonde urinaire sera mise en place et un drain sera posé en fin d’intervention.
La prostate et l’ensemble de ce qui a été reséqué sont transmis au laboratoire ou au service d’anatomopathologie pour être analysés.

Ces analyses permettent l’observation minutieuse des tissus prélevés et de l’extension des cellules cancéreuses.

Le résultat est transmis à votre chirurgien après plusieurs jours.

Le Parcours de soins

Une consultation d’anesthésie aura lieu au moins une semaine avant l’intervention.

La préparation à l'intervention 
Si vous le souhaitez, un support psychologique (Psychologue : Mme Bethemont Donatienne - Tel : 01 46 39 89 89) pourra vous être dispensé.

L’hospitalisation

Elle durera en général 5 jours.

Vous serez accueilli la veille de l’intervention dans le service d’urologie au 5ème étagepar notre secrétaire Mme Elsie Crespy (01 46 41 87 75) et notre équipe d’infirmiers et infirmières. Celle-ci récupérera votre dossier médical et notamment radiologique.

Le jour de l’intervention vous serez descendu au bloc opératoire, installé en salle d’intervention, puis endormi, l’intervention ayant lieu sous anesthésie générale. La durée de l’intervention est variable, fonction de votre cas.

Une fois celle-ci terminée vous serez transféré en salle de réveil ou une équipe spécialisée vous prendra en charge avant d’autoriser le retour dans votre chambre.

Ce n’est qu’à partir du lendemain que vous pourrez prendre votre premier repas.

Les soins à la clinique : dispensés par une équipe d’infirmière assistée par des aides-soignantes, spécialisés en urologie, ainsi que des kinésithérapeutes.

Suites opératoires

Dans la majorité des cas, la prostatectomie totale ou prostatectomie radicale qui vous est proposée se déroule sans complication.

La durée de l’hospitalisation est variable, en général de 3 à 5 jours.
Un traitement contre la douleur peut être prescrit en cas de besoin et un traitement anti coagulant est poursuivi pour prévenir le risque de phlébite.
Le chirurgien urologue décidera du moment de l’ablation du drain et de la sonde urinaire.
Le lendemain de l’intervention, le patient est autorisé à se lever sous surveillance du personnel médical.
Le chirurgien urologue décidera avec le patient des modalités de reprise de ses activités habituelles.

Comme toute intervention chirurgicale, la prostatectomie peut comporter certains risques et complications liés soit à l’anesthésie soit à l’intervention elle-même.
Votre chirurgien abordera avec vous ces différents aspects et vous remettra une fiche d’information écrite afin d’obtenir votre consentement éclairé avant l’opération.

En pratique : Une fois la date fixée par votre chirurgien, celui- ci vous remettra un dossier concernant votre hospitalisation, les modalités de votre intervention, les différents examens à réaliser, les coordonnées pour la prise de rendez- vous avec la consultation d’anesthésie, les formalités d’admission à effectuer

 Anesthésiste et chirurgien vous verrons quotidiennement jusqu’à votre sortie.

Le jour de la sortie : Elsie vous remettra vos ordonnances de sortie (soins infirmiers à domicile, éventuel médicaments, examens biologiques à réaliser) et vous communiquera votre prochaine date de consultation.

La convalescence : Dans le lieu de votre choix, vous serez autorisé à reprendre une vie la plus normale possible (marcher,monter des escaliers, il faut par contre éviter le port de charge lourde pendant un mois).

Il est recommandé de ne pas conduire les 10 premiers jours suivant la sortie, vous pouvez par contre être conduit.

Votre pourrez reprendre une alimentation normale.

Le suivi médical :

La première visite post opératoire se fera un mois après la sortie de la clinique, puis votre chirurgien définira ensuite la fréquence du suivi médical.

Le rein est un organe filtre qui épure le sang. C’est un organe profond situé dans l’abdomen sous le diaphragme au contact de la colonne vertébrale.

L’urine, fabriquée par le rein, est éliminée en direction de la vessie par l’intermédiaire d’un système canalaire : calice et bassinet dans le rein puis l’uretère jusqu’à la vessie. La transition entre le bassinet et l’uretère est dénommée jonction pyélo-urétérale.

Quand l’urine ne peut plus s’écouler librement, elle s’accumule dans le rein, ce qui constitue le syndrome de la jonction pyélo-urétérale.

Celui-ci peut avoir des conséquences très importantes sur le rein et lui faire perdre sa fonctionnalité.

Quelles sont les causes à l’origine du syndrome de la jonction ?

  • Il peut s’agir d’une artère qui, passant trop près, comprime le canal et/ou d’une anomalie de calibre du canal lui-même, secondaire d’un défaut de sa paroi musculaire
  • Parfois le rétrécissement est secondaire à une maladie ayant entraîné une inflammation de cette zone anatomique

L’accumulation d’urine dans le rein provoque une hypertension qui détruit progressivement le tissu rénal. Le plus souvent les symptômes révélateurs sont :

  • Des douleurs dans le flanc ou un problème infectieux
  • Des calculs sont l’apparition est favorisée par la stagnation de l’urine
  • Il arrive enfin que cette anomalie soit découverte de façon fortuite à l’occasion d’un examen radiologique. Il peut arriver dans ces circonstances que la découverte se fasse trop tardivement alors même que le rein a perdu sa fonctionnalité.

Le diagnostic repose sur l’imagerie :

  • L’échographie qui retrouve une dilatation des cavités du rein
  • L’uro-scanner ou l’urographie intraveineuse qui montrent l’asymétrie de fonctionnement entre les deux reins

L’intérêt de la chirurgie robotique (Da Vinci)

La réparation de cette anomalie est chirurgicale : elle consiste à retirer la partie du canal qui ne fonctionne pas ainsi que la partie excédentaire du bassinet. L’écoulement de l’urine pouvant alors être à nouveau libre. Le plus souvent une sonde interne (sonde en double J) est mise en place : destinée à protéger la couture. Cette sonde est généralement gardée de 4 à 6 semaines après l’intervention.

Cette chirurgie a d’abord été faite de façon traditionnelle à ciel ouvert puis en cœlioscopie. Aujourd’hui, elle est proposée en chirurgie robotique (Da Vinci). L’avantage du robot est de combiner l’intérêt de la cœlioscopie (pas d’ouverture) et la précision de la gestuelle chirurgicale des instruments du robot guidés par le chirurgien.

Un des points essentiel de cette intervention réside dans la qualité de la couture réparatrice faire entre l’uretère et le bassinet, après avoir retiré la zone malade.

Après une expérience de plus de 10 ans avec le robot Da Vinci, nous disposons aujourd’hui de la dernière génération de ces robots. Ce dernier apporte une rotation de 360° (plus que la main humaine) et une petitesse des instruments (2mm). On peut effectuer une couture très précise avec des fils dont le diamètre est de l’ordre du 10ème de millimètre.

 

La consultation d’anesthésie obligatoire au moins une semaine avant l’intervention.

 

La préparation à l’intervention

Il est indispensable de s’assurer que les urines ne soient pas infectées par la réalisation d’un examen bactérien (ECBU). Il peut être utile dans les 4 à 5 jours précédant l’intervention d’observer un régime pauvre en fibres végétales pour un intestin le plus plat possible, facilitant l’approche chirurgicale.

La préparation à l’admission peut se faire avec notre assistante localisée dans le service d’urologie au 5ème étage de la clinique Ambroise Paré

(Mme Elsie Crespy – 01 46 41 87 75).

L’hospitalisation

L’admission se fait la veille ou le matin même de l’intervention. Elle a été précédée obligatoirement par une consultation d’anesthésie. Il convient de faire le point sur d’éventuels traitements anticoagulants avant l’intervention.

A votre arrivée, les infirmières et notre assistante vérifient votre dossier médical. Il est important de l’apporter dans sa totalité en y incluant les radios effectuées.

La durée de séjour est conditionnée par la complexité de la réparation et est généralement de l’ordre de 3 à 5 jours.

Les soins à la clinique Ambroise Paré

Il peut être utile de garder une sonde vésicale (de 3 à 5 jours) permettant de s’assurer que la vessie soit vide en permanence pour éviter la remontée d’urine le long de la sonde interne (en double J). Il est important que la couture réalisée au niveau du rein soit la plus protégée possible.

La convalescence

Un des avantages du robot est l’absence d’incision permettant une reprise plus rapide de vos activités.

De retour à la maison, il est conseillé d’observer une période de repos minimale de 10 jours. Les sorties sont autorisées, sans activité physique significative ou sportive pendant 1 mois.

Il convient de boire de façon abondante soir autour d’1.5 à 2L d’eau par jour. Il peut y avoir par intermittence du sang dans les urines. Ceci ne doit pas vous inquiéter sauf si des douleurs ou des caillots significatifs survenaient.

La sonde interne mise en place peut occasionnellement entraîner une sensation de gêne soit dans la vessie, soit dans le rein.

Le suivi médical

Cette sonde est généralement retirée sous anesthésie locale, entre 4 et 6 semaines après l’intervention, au cours d’un geste qui dure moins de 5 minutes.

Les contrôles postopératoires comprennent également des examens bactériens des urines et une imagerie pour vérifier la qualité de la réparation.

Le prolapsus génital est communément appelé « descente d’organe » car il désigne la descente d’un ou plusieurs organes du petit bassin chez la femme.

La vessie en avant, l’utérus au milieu, et le rectum en arrière peuvent isolément ou conjointement, au fil du temps (ménopause) et/ou après plusieurs accouchements, ne plus être correctement soutenus et faire saillie dans le vagin.

La patiente perçoit et/ou voit une « boule dans le vagin ». Celle-ci peut bomber dans le vagin, affleurer la vulve ou la dépasser.

Si la vessie bombe dans le vagin, on parle de cystocèle, elle est due au défaut de soutien entre la vessie et la partie antérieure (avant) du vagin.

Si le rectum bombe dans le vagin, on parle de rectocèle, elle est due au défaut de soutien entre la vessie et la partie postérieure (arrière) du vagin.

Si l’utérus tombe, il tombe au milieu du vagin par défaut de soutien des ligaments qui le maintiennent, on parle d’hystéroptose.

Cystocèle, rectocèle et hystéroptose peuvent s’associer à des degrés divers.

L’intervention proposée par votre urologue va permettre une correction globale et adaptée aux éléments constitutifs de votre prolapsus.

L’idée générale est de remplacer les tissus de soutien défectueux par un matériel prothétique synthétique fixé à un ligament très solide qui passe devant la colonne vertébrale au niveau du sacrum.

Ainsi, chaque organe du petit bassin retrouve sa place.

Dans le même temps opératoire, votre urologue pourra associer, si vous avez une incontinence urinaire à l’effort, une autre intervention. Il mettra en place une bandelette synthétique sous urètre par une mini incision vaginale de un centimètre plus ou moins associée à une micro ouverture au niveau de chaque aine.

La consultation d’anesthésie

Elle est obligatoire au moins une semaine avant l’intervention

 

La préparation à l’intervention

Une consultation d’anesthésie est obligatoire plusieurs jours avant la chirurgie. C’est l’anesthésiste qui gérera la nécessité de la poursuite ou non de vos traitements habituels, en particulier les anticoagulants. Vous devez apporter la liste complète de vos traitements à cette consultation.

Votre urologue vous fera entrer la veille ou le jour de l’intervention. Il pourra vous prescrire un lavement digestif avant l’intervention. Apportez l’ensemble de vos examens radiologiques.

L’hospitalisation

L’admission administrative a lieu au rez-de-chaussée de la clinique.

Le service d’urologie de la Clinique Ambroise Paré se situe au 5ème étage.

Notre secrétaire Elsie et l’équipe soignante vous y accueilleront.

L’intervention

La préparation cutanée (douche/rasage) vous sera expliquée puis réalisée par l’équipe soignante. Le bloc opératoire se trouve au sous-sol de la clinique. A l’heure de l’intervention vous y serez conduite par un brancardier. Arrivée en salle d’opération c’est l’équipe soignante du bloc opératoire qui vous prend en charge. Vous retrouvez alors votre chirurgien urologue et l’anesthésiste qui va vous endormir.

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Une sonde urinaire est mise en place.

La chirurgie coelioscopique robot assistée Da VinciÒ évite une ouverture importante de la paroi abdominale. Les instruments opératoires et les bandelettes synthétiques sont insérés par des petites ouverture (5 en général) de 1 à 1,5cm réparties sur la partie inférieure de l’abdomen. En fin d’intervention, ces ouvertures sont fermées avec du fil résorbable c’est-à-dire disparaissant seul sans nécessiter de se faire « retirer les points ». Les fils disparaissent en 3 semaines environ.

La chirurgie coelioscopique robot assistée Da VinciÒ permet au chirurgien d’avoir une vision magnifiée en trois dimensions et des gestes dont la précision est augmentée améliorant et sécurisant la dissection et le positionnement des bandelettes.

Après l’intervention, dont la durée varie selon le cas, vous êtes transférée en salle de réveil où vous serez pris en charge par une autre équipe spécialisée qui contrôlera la qualité de votre réveil. L’anesthésiste décidera de votre retour en chambre.

Les suites opératoires

Votre urologue et l’anesthésiste vous verront quotidiennement.

Les soins sont assurés par une équipe d’infirmière spécialisées en urologie assistées par des aides-soignantes. Des kinésithérapeutes renforcent l’équipe soignante.

Elles sont en général peu douloureuses mais des médicaments contre la douleur seront prescrits si besoin.

L’urologue décidera du moment où vous serez autorisée à boire puis à manger en fonction de votre état. En général, vous pourrez boire le soir de l’intervention si elle a lieu le matin ou sinon le lendemain et manger dès le lendemain en fonction de la reprise de votre transit intestinal. Des facilitateurs du transit peuvent vous être prescrits.

La sonde urinaire est retirée dès le deuxième jour post-opératoire en général.

Si une mèche vaginale a été mise elle est retirée le lendemain de l’intervention.

Vous pourrez prendre une douche dès le lendemain de l’intervention, les cicatrices ne gênent pas.

Vous resterez en général deux à trois nuits à la clinique après l’intervention.

La sortie

Des ordonnances de sortie (soins infirmiers à domicile, éventuels médicaments en particulier contre la constipation, examens biologiques à réaliser) vous seront remises par notre secrétaire Elsie. Elle vous communiquera le délai à prévoir avant la consultation post opératoire.

La convalescence

Bien qu’après une chirurgie coelioscopique robot assistée Da VinciÒ, la convalescence soit courte, autorisant rapidement la reprise des activités professionnelles, le port de charges lourdes ou la pratique du sport seront proscrits pendant quelques semaines. Votre chirurgien décidera de leur reprise lors de la consultation post opératoire.

Les cicatrices ne doivent pas être « baignées » pendant un mois donc seules les douches sont autorisées et elles ne doivent pas être « bronzées » pendant un an (elles risqueraient de tatouer sinon).